À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le Fonds Pierre Castel met à l’honneur des femmes entrepreneures qui, à travers leurs initiatives, contribuent chaque jour à transformer leurs communautés. Par cette série de portraits, nous donnons la parole à des femmes engagées au sein des systèmes alimentaires, qui valorisent les ressources locales, créent des opportunités économiques et portent des projets qui ont un impact durable sur leurs territoires.
Pour ce dernier portrait, nous mettons à l’honneur Bibata SANOGO, fondatrice de Facousma. À travers son initiative, elle s’engage dans la transformation de produits agricoles locaux, contribuant ainsi à valoriser les ressources du territoire et à créer des opportunités économiques pour les communautés.
Portée par la volonté de proposer des solutions ancrées dans les réalités locales, elle défend une vision d’un entrepreneuriat utile, capable de répondre aux besoins des populations tout en favorisant l’autonomisation des femmes.
À travers cet entretien, elle partage son parcours, les défis rencontrés et les convictions qui guident son engagement en faveur d’un développement plus inclusif et durable.
L’audace d’entreprendre m’est venue naturellement. Dès l’âge de 6 ans, je participais aux tâches ménagères, aux travaux champêtres et aux activités génératrices de revenus de ma grand-mère, notamment la fabrication de bassi à base de maïs. Très tôt, j’ai développé cette envie de rendre service et de contribuer.
Au-delà de mon activité, mon impact se traduit surtout par l’accompagnement que j’apporte autour de moi. De nombreuses jeunes filles et femmes me sollicitent aujourd’hui pour des conseils, du coaching ou des formations en entrepreneuriat.
Je suis régulièrement invitée à partager mon expérience. Par exemple, récemment, ma tante, salariée à Ouagadougou a pris une retraite anticipée et m’a contactée pour être accompagnée dans un projet de transformation de fruits et légumes.
Malgré les difficultés du quotidien, je suis fière d’être devenue un modèle qui inspire d’autres femmes. Voir des jeunes filles et des femmes oser sortir de leur zone de confort pour entreprendre est pour moi une grande satisfaction.
Je pense notamment aux femmes veuves du village de Pala (Bobo), dont le parcours est aujourd’hui porteur d’espoir au regard de leur point de départ.
A mon humble avis, une femme entrepreneure peut transformer une idée en opportunité, créer de la valeur pour sa communauté, et inspirer d'autres femmes à croire en leur capacités !
Que chaque jour soit une journée à vivre comme vous l'avez jamais vécue ! Demeurons bénies.