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André Serges Mousséni et le poivre de Ndikinimeki

« Encourager, le lead à s’investir dans la culture du poivre afin que le grand Mbam devienne une zone reconnue comme zone de production du poivre ».

Extrait de l'interview d'André Serge Mousséni, agripreneur de la communauté du Fonds Pierre Castel, pour le Journal Camerounais en ligne des PME

'' Le projet PSM est né d’une combinaison d’expériences d’enfance sur le poivre qui m’a particulièrement marqué, depuis la transformation jusqu’à la commercialisation. C’était à l’époque du poivre noir sauvage. Suivi de la réalisation plus tard du potentiel agricole du poivre au Cameroun,expérience qui m’a permis de réaliser les possibilités exploitables qui existe dans le domaine. Ajouté à cela mon ambition de créer des entreprises locales en milieu rural pour occuper les jeunes et réduire ainsi le chômage afin de lutter contre l’exode rural qui de manière direct ou indirect contribue à l’immigration illégale.

En trois ans d'existence, nous estimons que le bilan est très encourageant. Nous sommes en mesure de dire que, parti des phases de recherche, extension et aujourd’hui vulgarisation, nous avons pu démontrer que le poivre peut grandir dans une zone où auparavent personne ne l’avait envisagé. Nous figurons dans les grandes surfaces de vente, ce qui nous est une réussite. Dans le cadre de ce projet, nous avons été finaliste du Prix Pierre CASTEL 2019. Le Fonds nous a désigné comme Ambassadeur pour participer au Forum organisé par l’International Trade Center (ITC) au siège de l’Union Africain (UA)à Addis-Abeba en Novembre 2019 lors du World Exports Développent Forum.

En 2020, nous souhaiterons passer à la phase de vulgarisons de la culture du poivre de Ndikiniméki. C’est-à-dire multiplier les stratégies pour pouvoir intéresser le plus grand nombre de jeunes planteurs dans la région à cultiver aussi le poivre sur des superficies allant d’un quart d’hectare et plus en fonction de leur possibilité. Et encourager, le lead à s’investir dans la culture du poivre afin que Ndiki et le grand Mbam devienne aussi une zone reconnue comme zone de production du poivre.
Pour cela nous avons mis sur pied une pépinière de 30 000 pots. Notre ambition était d’en faire 40 000 mais les conditions ne nous ont pas permis d’arriver à ce chiffre. Concrètement, nous avons actuellement 25 000 pots que nous pouvons mettre à la disposition de ceux qui seront intéressés à culture le poivre à partir de l’année prochaine et créer ainsi, un pôle agricole sous forme de coopérative et partager avec eux notre expérience. ''

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Auteur : Esther Fossi pour le Journal Camerounais en ligne des PME