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La noix de Kola : une filière d'avenir (Cas Cameroun et Côte d'Ivoire)

noix de kola

Etude réalisée par Emmanuel DOMCHE MBOUDIE, 2nd lauréat du Prix Pierre Castel Cameroun 2020

Son étude a été retenue dans le cadre du Challenge ''Innovation et Invention'' initié par le Centre scientifique de la santé (SCH) pour la première édition du Salon international des jeunes chercheurs africains (IFYAR)

La noix de kola est originaire de l’Afrique de l’Ouest et provient d'un arbre appelé kolatier, arbre des forêts tropicales et humides du Cameroun, du Gabon et du Congo, on la retrouve également au Togo, Sierra Leone et près de la source du Nil. Elle est consommée depuis le XVIème siècle par les Africains afin de combattre la fatigue physique lors des travaux d’agriculture, de longue route de marche ou de chasse. Elle fut également très consommée au Cameroun lors du portage (pendant la période allemande).

En septembre 2018, l’État ivoirien a reconnu la filière kola au même titre que les autres sterculiacées qui poussent en Côte d’Ivoire à savoir : le cacao et le café. Cette reconnaissance est due à de multiples efforts des coopératives de producteurs et exportateurs de noix de kola qui ont pu hisser la Côte d’Ivoire au rang de 1er pays producteur et exportateur des noix de kola avec près de 100.000 tonnes d’exportation chaque année. Également grâce aux travaux et publications du Centre National de la Recherche Agronomique de Côte d’Ivoire qui propose la sélection des meilleures semences, des techniques de culture, des méthodes de récoltes et conservations. La production des noix de kola a connu une grande amélioration.

Au Cameroun, lorsqu’on parle de produits de rente, on peut énumérer le coton, le cacao, le café... malheureusement la noix de kola n’y figure point . Si la plupart des Camerounais ne donnent pas d’importance à la colaculture, c’est pour des raisons telles que le kola rapporte peu et le manque du suivi réel de l’organisme devant sensibiliser la population sur la valeur intrinsèque de la noix de kola et son impact économique, car plusieurs maitrisent plutôt sa valeur sociale (dote, partage, réconciliation...).
Pendant de nombreuses années, la noix de kola fit l’objet d’un commerce important au Cameroun. En 1995, 19 % de vendeurs de kola acuminata dans la zone forestière humide ont échantillonné : 80 960 kg furent vendus pour un montant de 35 884 000 FCFA tandis qu’en 1996, 24 % de vendeurs de cola ont échantillonnés : 31 650 kg vendus pour un montant de 23 660 300 FCFA. Nous remarquons qu’en 1996, nous assistons à une baisse totale de vente. Cette baisse s’explique par la diminution radicale de la production, due aux facteurs de logistique, biologiques et/ou d’écologiques.
De nos jours, le kola n’a plus une grande importance économique. Le commerce en est uniquement assuré par voie traditionnelle sans intervention de l’État. 

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